La semaine dernière j'ai profité de mes vacances japonaises pour aller faire un tour à Tôkyô.
Comme j'ai pris pas mal de photos lors de ces trois jours, j'ai décidé de vous faire la visite en plusieurs étapes, pour vous laisserle temps de savourer ... et que je prépare les posts suivants ;-)
Après avoir débarqué à 6:00 par le bus de nuit à Tôkyô, j'ai filé pour le nord-est de la ville, direction Ayase, là où habite mon hôte, Gregory, un copain français présent dans le pays depuis quelques années déjà. Heureusement que j'ai déjà quelques mois de pratique du métro japonais à Ôsaka, parce que le plan du métro de Tôkyô pourrais presque faire regretter les trois lignes du tramway nantais.
Le relatif confort du car m'ayant autorisé quelques heures de sommeils, j'étais prêt à pénétrer dans le ventre du monstre tokoite. Après un rapide plan d'attaque pour la journée, je partis vers 9:00 pour mon premier jour à Tôkyô. Direction le quartier d'Asakusa, qui renferme le plus vieux temple bouddhiste de Tôkyô : le Sensô-ji.
La station de métro donne le ton : il n'y aurais pas un temple dans le coin ?
C'est dans le quartier d'Asakusa (au bord de la rivière Sumida) que se trouve la célèbre création du designer français Philippe Starck : la « crotte » du siège de la brasserie Asahi (il paraît que l'on peut aussi y voir une flamme, perso je trouve l'image de la crotte plus impressionnante, parce qu'au vu de la taille ... enfin, passons ces considérations esthétiques).
L'une des images qui revient le plus souvent pour représenter ce lieu hautement touristique est la porte du tonnerre : Kaminarimon. L'entrée sur les sites des temples bouddhiques se fait généralement en franchissant une porte telle que celle-ci, encadrée par deux divinités protectrice.
Une fois la porte du tonnerre franchis, il faut longer l'allée des boutiques de souvenirs appelée Naka mise pour rejoindre le temple. C'est lorsque je me promenais au milieu des dizaines de boutiques de gâteaux, de jouets et autres souvenirs, qu'une petite femme est venue s'adresser à moi en anglais avec un tract à la main. Elle faisait partie du programme « Yôkoso ! Japan » qui organisait cette semaine là des visites guidées gratuites sur divers sites touristiques de la capital. Après avoir demandé, sans trop d'espoir, si des visites en français n'était pas prévues, je rejoignis le groupe dans lequel se mélais plusieurs nationalités (japonais, anglais, espagnol et ... un gaulois : Bibi). Malgré l'anglais, je saisis l'essentiel, et tout cela fût très instructif et agréable. A mon tour de vous faire faire un petit tour.
La légende de la fondation du temple Sensô-ji, aussi appelé Asakusa Kannon jinja, raconte qu'au VIIème siècle de notre ère, deux frères pêchèrent une statue en bronze de la déesse Kannon dans la rivière Sumida, toute proche du temple. Comme la statut revenais à eux chaque fois que les frères essayaient de la rendre à la rivière, un temple dédié à la déesse fût bati dans le village d'Asakusa. Son achèvement dans l'année 645 en fait le plus vieux temple de Tôkyô.
Juste devant le temple, une sorte de vasque dans laquelle brûle de l'encens permet aux visiteurs de « s'asperger » de cette fumée.
Alors que le temple à été reconstruit après la seconde guerre mondiale, la porte Nitenmon, érigée en 1618, tînt bon lors du grand tremblement de terre du Kantô (le région où se trouve Tôkyô) de 1923 et des bombardements de 1945.
La pagode à cinq étage qui se trouve sur le site, est contruite de telle manière qu'elle peut résister aux tremblement de terre. En effet, dès que sa fondation subit les secousses, chaque étage se déplace dans une direction opposés à celle des niveaux inférieurs et supérieurs, donnant ainsi l'impression de « serpenter » pour tenir debout. Je ne l'est pas observé bien sûre, mais les explications de notre guide étant parole d'évangile pour le touriste que je suis, l'idée que cela soit vrais me plaît assez. (Mal)heureusement ce jour là, aucune secousse ne nous a permis d'admirer le spectacle (soit dit en passant, j'attends toujours mon tremblement de terre, je suis aussi venu un peu pour ça après tout ;-)).
Sur le site se trouve aussi un temple shinto, reconnaissable à son entrée signalée par une arche appelée torî. Cette porte joue le même rôle que les portes avec les deux gardiens des temples bouddhiques. A la place de divinités protectrices, ce sont une corde de riz et des papiers pliés pour figurer la pluie (purificatrice) ou des éclairs (un peu plus douloureuses), qui acceuillent le visiteur soit pour le purifier, soit pour le punir s'il a offensé les kamis.
Ces petites statuts sont appelées jizô. Ce sont des divinités bouddhiques associées au monde de l'enfance que l'on trouve souvent sur le bord des chemins, et plus particulièrement aux carrefours, des lieux qui attirent les esprits et autres fantômes.
Comme j'ai pris pas mal de photos lors de ces trois jours, j'ai décidé de vous faire la visite en plusieurs étapes, pour vous laisserle temps de savourer ... et que je prépare les posts suivants ;-)
Après avoir débarqué à 6:00 par le bus de nuit à Tôkyô, j'ai filé pour le nord-est de la ville, direction Ayase, là où habite mon hôte, Gregory, un copain français présent dans le pays depuis quelques années déjà. Heureusement que j'ai déjà quelques mois de pratique du métro japonais à Ôsaka, parce que le plan du métro de Tôkyô pourrais presque faire regretter les trois lignes du tramway nantais.
Le relatif confort du car m'ayant autorisé quelques heures de sommeils, j'étais prêt à pénétrer dans le ventre du monstre tokoite. Après un rapide plan d'attaque pour la journée, je partis vers 9:00 pour mon premier jour à Tôkyô. Direction le quartier d'Asakusa, qui renferme le plus vieux temple bouddhiste de Tôkyô : le Sensô-ji.
La station de métro donne le ton : il n'y aurais pas un temple dans le coin ?
C'est dans le quartier d'Asakusa (au bord de la rivière Sumida) que se trouve la célèbre création du designer français Philippe Starck : la « crotte » du siège de la brasserie Asahi (il paraît que l'on peut aussi y voir une flamme, perso je trouve l'image de la crotte plus impressionnante, parce qu'au vu de la taille ... enfin, passons ces considérations esthétiques).
L'une des images qui revient le plus souvent pour représenter ce lieu hautement touristique est la porte du tonnerre : Kaminarimon. L'entrée sur les sites des temples bouddhiques se fait généralement en franchissant une porte telle que celle-ci, encadrée par deux divinités protectrice.
Une fois la porte du tonnerre franchis, il faut longer l'allée des boutiques de souvenirs appelée Naka mise pour rejoindre le temple. C'est lorsque je me promenais au milieu des dizaines de boutiques de gâteaux, de jouets et autres souvenirs, qu'une petite femme est venue s'adresser à moi en anglais avec un tract à la main. Elle faisait partie du programme « Yôkoso ! Japan » qui organisait cette semaine là des visites guidées gratuites sur divers sites touristiques de la capital. Après avoir demandé, sans trop d'espoir, si des visites en français n'était pas prévues, je rejoignis le groupe dans lequel se mélais plusieurs nationalités (japonais, anglais, espagnol et ... un gaulois : Bibi). Malgré l'anglais, je saisis l'essentiel, et tout cela fût très instructif et agréable. A mon tour de vous faire faire un petit tour.
La légende de la fondation du temple Sensô-ji, aussi appelé Asakusa Kannon jinja, raconte qu'au VIIème siècle de notre ère, deux frères pêchèrent une statue en bronze de la déesse Kannon dans la rivière Sumida, toute proche du temple. Comme la statut revenais à eux chaque fois que les frères essayaient de la rendre à la rivière, un temple dédié à la déesse fût bati dans le village d'Asakusa. Son achèvement dans l'année 645 en fait le plus vieux temple de Tôkyô.
Juste devant le temple, une sorte de vasque dans laquelle brûle de l'encens permet aux visiteurs de « s'asperger » de cette fumée.
Alors que le temple à été reconstruit après la seconde guerre mondiale, la porte Nitenmon, érigée en 1618, tînt bon lors du grand tremblement de terre du Kantô (le région où se trouve Tôkyô) de 1923 et des bombardements de 1945.
La pagode à cinq étage qui se trouve sur le site, est contruite de telle manière qu'elle peut résister aux tremblement de terre. En effet, dès que sa fondation subit les secousses, chaque étage se déplace dans une direction opposés à celle des niveaux inférieurs et supérieurs, donnant ainsi l'impression de « serpenter » pour tenir debout. Je ne l'est pas observé bien sûre, mais les explications de notre guide étant parole d'évangile pour le touriste que je suis, l'idée que cela soit vrais me plaît assez. (Mal)heureusement ce jour là, aucune secousse ne nous a permis d'admirer le spectacle (soit dit en passant, j'attends toujours mon tremblement de terre, je suis aussi venu un peu pour ça après tout ;-)).
Sur le site se trouve aussi un temple shinto, reconnaissable à son entrée signalée par une arche appelée torî. Cette porte joue le même rôle que les portes avec les deux gardiens des temples bouddhiques. A la place de divinités protectrices, ce sont une corde de riz et des papiers pliés pour figurer la pluie (purificatrice) ou des éclairs (un peu plus douloureuses), qui acceuillent le visiteur soit pour le purifier, soit pour le punir s'il a offensé les kamis.
Ces petites statuts sont appelées jizô. Ce sont des divinités bouddhiques associées au monde de l'enfance que l'on trouve souvent sur le bord des chemins, et plus particulièrement aux carrefours, des lieux qui attirent les esprits et autres fantômes.
Image récupérée sur le site Oomu
Rappelez vous de la scène de Mon voisin Totoro, lorsque la petite Mei s'étant perdue, est retrouvée sur le bord de la route auprès de statuts jizo ;-). Ce sont souvent les mères qui rendent grâce à ces divinités, soit après la perte d'un enfant (ils sont gardiens de l'esprit de l'enfant disparu), soit pour obtenir la protection pour son enfant. Elle sont souvent recouvertes d'une étoffe rouge offerte par les mères.
Une fois la visite commentée terminée, j'ai reçu un appel de Khaled me signalant son arrivée dans l'après midi avec le shinkansen. Peut-être une apparition en guest-star dans les prochains posts sur Tôkyô ... et bientôt sur Ici et ailleurs un nouveau jeux : « Où est Charlie Khaled ? ».
A suivre ...
